Castillo Colomares , Benalmadena, février 2024
- Inès

- 3 mars 2024
- 16 min de lecture
Nous voici posées à Benalmadena pour 2 semaines. Nous avons choisi de rester par ici pour 3 raisons. La première est que nous avons de la famille dans cette même ville, Josianne et Paco, et que nous voulons prendre du temps avec eux. La deuxième est que nos amis italiens, Jessica et Emilio, rencontrés lors de notre premier voyage, sont installés dans la région. Et la triosième est que nous n'avons pas bien eu le temps de visiter le côté ouest de Malaga l'année dernière😜
Aujourd'hui, on va vous faire visiter el Castillo de Colomares. C'est un petit château bâti en 1994. Le monument de colomares est un "fantasme de Pierre" conçu et construit par Esteban Martin Martin entre 1987 et 1994 avec l'aide de deux ouvriers maçons. Ce monument est dédié à Christophe Colomb, à sa découverte de l'Amérique et des événements entourant cette exploit. Il unifie tous les styles architecturaux : byzantin, roman, arabe et gothique.
Certes, il raconte l'histoire de Christophe Colomb et on la connaît cette histoire, mais quand elle est imagée comme ça, on la voit mieux... Comme on a accroché toutes les deux, on a décidé de vous retranscrire l'entier de la visite. Si vous êtes passioné ou mordu d'histoire, ça va vous plaire... pour les autres, on espère que les photos vous motiveront😁
Et hop, on attaque...
Il s'agit d'un monument du Château qui raconte avec sa pierre l'exploit de la découverte d'un nouveau monde, appelé à tort AMERIQUE. C'est COLON qui, avec sa grande foi, présenta aux Rois Catholiques son projet de voyager vers l'ouest pour atteindre les Indes. C'était son rêve.
COLON fut un grand navigateur, éclairé en géographie, en astronomie, en Écritures Saintes, en mathématiques, en sciences humaines, etc. Il écrivait en latin classique et dans un bel espagnol. Il n'a jamais écrit en italien ou en portugais. Sept ans avant la découverte, COLON présenta son projet aux autres États et seuls les Rois Catholiques l'acceptèrent.
Il avait besoin d'experts maritimes pour ses entreprises et réussit à les trouver à Palos de la Frontera, province de Huelva. C'est Martín Alonso Pinzón qui a réussi à faire accompagner l'amiral par ces véritables « loups de mer ». Nous avons placé une tête de cheval en bronze comme symbole de ce grand marin de Huelva comme Pégase ou cheval mythique. C'est la couronne de Castille et sa reine Isabelle qui l'ont aidé et ont cru en lui, et il y a aussi leurs boucliers en bronze en signe de gratitude et de reconnaissance perpétuelle.
Ils quittèrent Palos le 3 août 1492, ils étaient 96 membres d'équipage, presque tous andalous, et après quelques jours d'approvisionnement et de réparation de leurs navires aux îles Canaries, ils partirent vers l'inconnu et arrivèrent sur un îlot 33 jours plus tard. C'était le jour du Pilar, le 12 octobre 1492. L'île fut baptisée du nom de SAN SALVADOR et les indigènes l'appelèrent « l'île des iguanes ». Dans le Château il y a un petit oratoire avec l'image de notre Seigneur Sauveur et il est accompagné d'une cloche de marin en mémoire de l'Île.
Les trois navires que COLON a utilisés lors de son voyage, la Niña, la Pinta et la Santa María, sont représentés dans ce monument du château. La Fille au sommet de la construction, sous l'arc de Rábida, le monastère qui abrita COLON à son arrivée du Portugal. La Pinta, sur la façade principale, est le navire des frères Pinzones, avec le cheval Pégase qui le soutient. Le Santa María, isolé des deux autres, puisque ce navire a subi un accident et a coulé le jour de Noël, à Saint-Domingue. L'équipage, composé d'environ 39 marins, est resté sur l'île et n'est pas retourné en Espagne, car ils sont morts aux mains des indigènes.
COLON est mort après avoir effectué quatre voyages et dans le Château Monument de Colomares nous avons représenté un mausolée avec une belle rosace gothique. C'est son cinquième voyage vers l'éternité, et ses restes reposent, personne ne sait où, et personne ne sait avec certitude où il est né.
C'est l'Espagne et en particulier l'Andalousie qui ont été les protagonistes de cette découverte qui a sans aucun doute changé le monde, pour le meilleur selon les uns et pour le pire selon les autres. Mais cela s'est produit et ici les pierres du Château Monument de Colomares nous le disent et en témoignent.
La Fontaine de la Couleuvre (serpent).
Le serpent du Paradis Terrestre rampant à travers un lit de feuilles nous présente Christophe Colomb comme un homme arrivé dans ce Monde et retrace son histoire particulière. Un cloitre byzantin entoure un lion qui porte les armoiries de l’Aragon et de la Sicile (son environnement). C’est la méditerranée chrétienne qui l’a vu naitre et le verra partir a la recherche d’un rêve. Un rêve qui se concrétisera grâce à la Mer-Océan (Atlantique).
La maison de Ferdinand. (La couronne d’Aragon)
La maison du roi Ferdinand II d’Aragon, seigneur de la Méditerranée. Un roi qui a recueilli un grand héritage de ses prédécesseurs tout au long de sa vie, héritant et améliorant des alliances personnelles dans son intérêt, dans celui de sa couronne et de sa maison. Le regard rivé sur la Couronne de Castille, il verra son vœux exaucé auprès de sa future épouse (et plus encore lorsqu’il deviendra veuf).
La tour est complétée par un dôme doré (byzantin et gothique) simulant une synagogue juive dont le point culminant se termine par l’étoile de David. Sous les bougies, placées comme un anneau, nous pouvons voir des symboles de l’Ancien et du Nouveau Testament (alpha-Oméga), le Chrisme et l’ancien nom de Dieu écrit en hébreu comme Ezra aimait (Elah). C’est là que la théorie de l’origine juive de Christophe Colomb commence dans cette histoire. Le soupçon que Christophe Colomb serait d’origine juive et que du sang juif coulerait dans ses veines est étayé par ses propres écrits. Dans ceux-ci on peut retrouver les traces d’une éducation juive dans son enfance. Mais sachez que Colomb était un catholique inflexible et qu’il avait une grande crainte de Dieu. Ses écrits et le regard que portent sur lui ses contemporains témoignent de son extrême religiosité chrétienne et beaucoup d’entre eux ont souffert de son attitude.
De même, selon le Dr. Martin, Christophe Colomb vint au monde sur les domaines méditerranéens de cette couronne médiévale historique. Ce monument surgit de l’idée de rejeter Cristóforo Colombo Fontanarossa en tant que signataire du contrat appelé Les Capitulations de Santa Fé.
La théorie d’un Cristóbal Colom de Majorque (et d’origine juive) a suffisamment séduit D. Esteban pour lui dédier tout ce monument. C‘est une théorie ancienne pleine d’arguments apparemment convaincants qu’il est impossible de certifier comme vraie. Un problème similaire se pose avec le Colombo génois classique lorsque les documents conservés dans différentes archives sont comparés (c’est pour cette raison qu’il y a tant de théorie sur son origine).
Christophe Colomb nous a toujours rappelé (dans ses écrits) qu’il était étranger lorsqu’il est venu servir Leurs Altesses avant de signer les Capitulations de Santa Fé ; juste après la signature de ce contrat, il est devenu un sujet et un vassal.
La source des jeunes mariés (Mariage et Harmonie)
A cet endroit nous pouvons observer les joyeux princes Isabelle et Ferdinand désireux de se rencontrer. L’image innocente des enfants distraits n’aura plus rien à voir après leur mariage secret à Valladolid le 19 octobre 1469. Ce pacte va changer l’histoire de l’Espagne car les années à venir des jeunes mariés seront très compliquées. Des années de guerre et de diplomatie pour que Leurs Altesses obtiennent une reconnaissance publique, dans tous leurs domaines, en tant que chefs du royaume et le monde entier finira par les connaitre sous le nom de Rois Catholiques. Tout reste à faire pour eux à partir de ce moment.
Maison d’Isabelle, (la couronne de Castille et León) tour castillane.
On se souvient ici de la Casa de Isabelle. Nous incluons les royaumes de Castille et León à tout cet ensemble de territoires que la reine Doña Isabelle I de Castille, en tant que propriétaire et dame, a gagné à sa cause. Avec le soutien de son mari dans la guerre civile castillane, elle laissa aux environs de 1479 (Traité d’Alcaçova-Toledo et des Terciarias de Moura) et 1480 (Lois de Tolède) une base solide pour réaliser le projet de sa vie. A savoir, laisser à son héritier une Couronne forte, riche et paisible. En raison de son ambition personnelle et grâce au fait que son mari était également intéressé, elle pourra donner la priorité à la Castille sur L’Aragon dans leur projet commun.
Portique de l’Unité. (Les Rois Catholique et l’Espagne)
Une inscription au sol nous donne le nom de cette entrée : « Portico de La Unidad » (Portique de l’Unité). Le bâtiment est maintenant identifié comme le Monument de Colomares. Tout ce qui a été vu jusqu’à présent a été la contextualisation de l’Espagne sur laquelle Christophe Colomb a posé le pied lors de la présentation de son projet. Vous avez pu remarquer comme les quatre premiers points nous ont amenés à Colomb, Ferdinand et Isabelle de manière symbolique avec ce cadre historique.
Désormais les rois vont le rencontrer et unir leurs destins à partir de 1492.
L’arc mudéjar à double ogive est érigé en gothique Isabélin : entrelacs, flamboyants, aiguilles fleuries et espaces pleins de motifs iconographiques et décoratifs. En son centre le plus élevé, avec quelques touches de style renaissance, se détache une couronne verte.
Les effigies du Roi Don Ferdinand et de la Reine Doña Isabelle (déjà Rois Catholiques) nous montrent leur iconographie : les mots TANTO MONTA (leur devise) sur leur armoiries de la fin du XVe siècle et les symboles des deux (Joug et Flèches). Sur les mots TANTO MONTA se trouve une caravelle protégée par des ailes car tout a commencé avec eux. Sur tout ce qu’on voit : la couronne de fer de Carlos V (en tant qu’empereur), c’est lui qui continuera l’œuvre que ses grands-parents maternels ont commencé sur les deux rives de la mer-océan.
Un élément extérieur se détache sous la forme d’un cercle avec trois ronds à l’intérieur : Le Drapeau de la Paix (Pax Cultura) du Pacte Roerich.
Ce monument est privilégié car il est le premier en Espagne à pouvoir l’exposer avec autorisation. Vous pouvez lire le mot PAX (paix) coupé en deux qui sonne comme un avertissement de l’auteur.
En passant de l’autre côté du portique, nous pouvons observer le reste des détails sur la façade opposée. Sur la croix, nous verrons la monnaie appelée El Excelente et les sceaux royaux sous les ailes de l’aigle de Saint Jean : « sub umbra alarum tuarum proteggino » (sic.) « Sous l’ombre de tes ailes protège-nous Seigneur ». Et ensuite le mot UNIDAD (UNITÉ) avec deux dates importantes : 1497 (Moneda) et 1512 (Navarre). Avec tout ce qui est décrit sur les deux façades, cette unité tant recherchée par les Rois Catholiques est montrée et synthétisée. (Politique, monétaire et territoriales).
Après la guerre de Grenade (1492), ils ont accepté le projet de Christophe Colomb, qui après sept ans a enfin été engagé. Ayant confiance dans le soutien de ces Rois, il fit venir sa famille en Castille et fit en sorte qu’ils aient tous une position très privilégiée. Il a pris racine ici et tout le monde a profité de son rêve. Les Capitulations de Santa Fé doivent être considérées comme un contrat et non comme une concession gracieuse ou une faveur royale, puisque « tout était réglé ».
Citerne du château et tour de guet
Il est d’usage dans les châteaux d’avoir un point d’eau douce et cela rappelle symboliquement une source protégée dans le corps d’une tour de guet. Cette tour de guet est restée inachevée faute de fonds. Mais le jour oú le toit sera achevé il y aura une place pour la synagogue Casa de Aragon.
La fontaine de l’espoir. (3 août 1492)
Apres des années d’attente, le jour est enfin venu, Colomb a lancé son projet et son entreprise. A ce moment, tant pour les marins de la Santa Maria, de la Pinta y de la Niña que pour Christophe Colomb, l’espoir n’était plus d’atteindre le but recherché, mais de rentrer chez eux pour témoigner de ce qu’ils avaient trouvé. Un voyage dans l’inconnu rempli de tromperie et de peur (monstres marins) ne l’a pas empêché de mener celui-ci à bien. Ce fut un aller-retour heureux qui a complètement changé l’histoire du monde. La quatrième partie de l’Orbe (Globe terrestre) a commencé à rejoindre les Trois autres.
Les pages blanches d’un livre demandent à être écrites. Les pages qui finissent par nous dire la vérité sur ce qui s’est passé, n’ont pas encore pu être écrites. Il reste encore beaucoup à découvrir et ce monument vous invite à le faire.
Sous la proue de la Pinta, un hommage a Martin Alonso Pinzón, en tant que « Pégase de la mer-océan », son capitaine. A travers les franciscains du monastère de La Rabida, Christophe Colomb sera connu dans ces terres de Huelva et grâce au soutien de Pinzón, ils monteront ensemble l’expédition du seul voyage qu’ils feront ensemble. Sa réputation incita les natifs des villages de Palos, Moguer… à embarquer avec Christophe Colomb de la Fontanilla (petite fontaine) de Palos de la Frontera, le 3 août 1492, en direction de Cipango (Japon) et de Cathay (Chine) par une autre route que celle habituellement utilisée, il était temps de naviguer vers l’Ouest (Occident) qui historiquement était atteinte par l’est (Orient).
Deux fragments de textes historiques, écrits de chaque côté de la Pinta, rappellent qui a participé et d’où provenaient les fonds pour payer l’équipage et tout le nécessaire pour ce premier voyage.
La tour orientale : « l’entreprise des Indes »
Quel fut le projet que Colomb a présenté aux différentes couronnes ?
Dès 1484-1485, le futur amiral imagine pouvoir naviguer vers l’ouest, faire demi-tour et toucher les côtes de l’Asie. La frontière de l’Inde, après le Gange, jouxte les terres de Cathay (Chine) et l’île de Cipango (Japon). L’objectif de ce voyage-ambassade sera de rencontrer le Roi des Rois (Grand Khan). L’objectif envisagé n’est pas de découvrir l’Amérique, mais plutôt de se lier d’amitié avec ce seigneur d’Asie pour former une grande armée alliée et faire la guerre à l’infidèle qui a pris Jérusalem.
Les Indes occidentales, c’est ainsi que C. Colomb commença à les appeler, ne le firent jamais changer d’objectif puisque c’est ce qu’il signa en avril 1492. Il voulait croire qu’il était proche de l’Asie lorsqu’il lisait des cartes et écoutait des avis et commentaires qui l’intéressaient. C’est donc à cause de cela et non du mauvais calcul des milles qu’il a cru que l’Asie était plus proche de l’occident. (Lors de son quatrième voyage à la recherche d’épices, les Rois lui ont demandé que, s’ils rencontraient des Portugais qui naviguaient déjà en sens inverse, ils se respectent. C’était toujours un problème de connaitre le degré exact de longitude en raison du manque d’instruments précis avec lesquels le calcul du temps écoulé était difficile à faire).
Colomb ne s’est pas inspiré de Marco Polo sauf pour trouver des réponses après ses premiers voyages dans les Caraïbes. Les plantes, animaux et indigènes qu’il vit, bien que pour lui ils soient du paradis, ne ressemblaient pas à ceux décrits par les anciens voyageurs qui avaient sillonnés à travers l’Asie.
Pour les premiers Espagnols qui ont habité l’île d’Hispaniola, cela ne semblait pas non plus la chose la plus proche du paradis terrestre.
Pour le premier amiral des Indes, c’était son entreprise et il la payait au prix de sa santé. Au fil du temps, il est tombé en disgrâce pour avoir défendu ce monopole qu’il croyait avoir inventé avec les Rois après avoir signé à Santa Fe. Il les a sincèrement servis jusqu’à sa mort et ils l’ont protégé autant qu’ils le pouvaient. Les intérêts du royaume et ceux de Colomb n’ont jamais été compatibles.
La fontaine de l’évangélisation avec chaire. (Église)
Un panneau détaille : « Evangélisation-Nouveau Monde » et à coté de cette fontaine, à sa gauche, une petite façade d’église romano-gothique-mudéjar.
La coutume catholique de l’époque (S. XVI) était de se conformer au principe universel du christianisme. L’une des conséquences les plus directes de la Découverte de l’Amérique est d’y avoir apporté la Croix et les Evangiles. Dans tout ce qui était l’ancien empire espagnol, pour le bien de celui-ci ont été imposés : l’acceptation du catholicisme, les modes d’intégrations, les traditions et les coutumes. C’est pourquoi de nombreuses dévotions mariales qui existent encore en Amérique ont été préservées depuis le début (1493) et ont été enseignées, génération après génération (pendant des siècles entiers) à les aimer et à les vénérer (La Guadalupe, la Vierge de los Remedios, Vierge du Carmen,…). C’est l’un des nombreux héritages de la monarchie hispanique partagés avec l’Espagne.
Carte de l’île Hispaniola (Saint Domingue). Naufrage de la Santa Maria
Sous les planches du navire Santa Maria ondule le corps d’un serpent de mer surmonté d’une sculpture d’os empilés (stalactites) et sous ce détail, une carte.
A la fin du XIXe siècle, La Casa Alba intègre ce croquis de la partie Nord et Ouest de l’île de Saint Domingue (Haïti et République Dominicaine) dans ses archives familiales. Colomb a baptisé toute cette île « La Española » (Hispaniola) et selon les chroniqueurs, dans les jours proches de ce Noël de 1492, la Santa Maria s’est échouée sur l’une de ses côtes. A la suite de cette tragédie, les bois du navire ont été utilisés pour construire la première colonie chrétienne du Nouveau Monde appelée : Fuerte Navidad. (Fort Noël)
La reproduction de cette carte sur la pierre montre le point où le navire a été perdu ainsi que quelques noms de lieux qui sont encore conservés aujourd’hui sur l’île. Il peut être lu « natividá » avec une petite flèche faisant allusion à la colonie susmentionnée, depuis sa publication, cette carte a était considérée comme l’autographe de Christophe Colomb et ce jusqu’à a fin du XVe siècle ; mais à ce jour, le fait que ce soit la main de l’amiral ou même la datation suggérée ne peuvent être acceptées.
Une brèche artificielle est visible dans les parois du navire (à bâbords et à tribord) rappelant l’accident. Nous nous rendrons compte que le navire Santa Maria est plus proche de l’ouest et un peu plus éloigné de la Pinta et La Niña (Palos). En effet, ceux-ci ont pu retourner en Espagne pour annoncer ce qui a été découvert lors de ce premier voyage (ils sont ensemble dans le bâtiment principal).
La montagne d’ossements qui se trouve au-dessus de la carte symbolise avec ses trois faces le monstre qui finira par dévorer les 39 marins restés à Fort Noël sur ordre de Christophe Colomb. Ce furent les premiers chrétiens qui moururent aux Indes sous les coups de ces indigènes cannibales que Christophe Colomb appelait : Caribes.
Fort Noël de 1492. La fontaine de la Rencontre
Sur l’ancre posée sur des pierres on peut lire : Santa Maria/Marigalante. A coté, un parchemin du Fort Noël (Fuerte Navidad) accompagné du bruit de l’eau de la fontaine de la Rencontre. (Fuente de El Encuentro)
Avant de monter à bord du navire, il convient de prêter attention à la signification de la source. Un livre de pierre ouvert au milieu indique : la réunion, 12 octobre 1492 et « la moisson est grande ». Deux sources d’eau à chaque extrémité supérieure de cette fontaine représentent chaque Monde (l’ancien et le Nouveau) séparé par la Mer-Océan. L’eau qui coule discrètement de la droite (Les Indes) se déverse vers la gauche et rejoint les eaux qui tombent de la gauche (Espagne). « La moisson est grande » nous rappelle, comme le faisait déjà la Source de l’Evangélisation, ce fait historique, et pour toujours, des deux mondes.
Le Phare de la Foi Marine. (Faro de la Fe Marinera)
Comme les bougies qui sont allumées pour se souvenir des défunts cette lumière commémore les marins qui sont restés comme un avant-poste attendant de revenir et qui ne sont jamais revenus. Le souhait des marins de se reposer à la maison chaque fois que la navigation se terminait est symbolisé par la fontaine. Celle-ci rappelle qu’ils se sont embarqués ce jour-là vers l’inconnu.
Gaillard du navire Santa Maria. Mausolée.
Le chapitre de Santa Maria/Fort Noël est clos. Maintenant cela est transformé en un mausolée avec de petits crânes rappelant ces marins et un fort envahi par les plantes et les iguanes. Des iguanes comme ceux qu’ils ont vus sur la première île que Colomb a découverte et qu’il a baptisée San Salvador (et les indigènes l’avaient nommée Guanahaní (île des iguanes)).
Fontaine d’Andalousie.
En érigeant ce monument en terre andalouse, il honore celle-ci. (Sa culture, son peuple et le berceau de la découverte). Sur la tour, un dôme met en valeur ses quatre pinacles flamboyants, sur chaque coin de la tour sous les pinacles on peut lire les noms de 4 lieux privilégiés orientés comme des points cardinaux. Lebrija (à l’ouest), avec sa plume et son livre, salue Nebrija ; Cordoue (Cordoba -au nord), avec les visages de Ferdinand et Isabelle, ville qui fut leur résidence pendant la guerre de Grenade et où Christophe Colomb a été pris au sérieux. (À l’est) un encrier avec une plume et un parchemin rappellent les capitulations de Santa Fe signées dans ce camp qui porte le même nom. (Au sud-ouest) trois bateaux et la Ville de Palos. En plus de cela, il y a quatre panneaux avec les noms de différents peuples. Ces panneaux sont également orientés suivant les points cardinaux en fonction de leurs lieux d’origines. Du nord arrivèrent les Romains et de l’est les phéniciens ; du sud les Arabes et de l’ouest : les Tartessiens.
L’Andalousie a été la grande actrice de cette aventure. Car c’est ici que tout a commencé.
Portique de L’Hispanité
Sur l’arc en plein cintre de style roman décoré dans sa partie supérieure des finitions byzantines et mudéjares, on peut lire en majuscules : « Genèse de l’Hispanité ». Tout l’itinéraire parcouru nous a fait traverser l’histoire de l’arrivée de Christophe Colomb, de l’offre de son entreprise, de son acceptation et de son parcours jusqu’à l’événement de la Santa Maria. Nous sommes maintenant face à cette vérité historique qui ne peut être changée, ni effacée. Lorsque nous traversons le portique, nous nous retrouvons face à la Pinta et La Niña (Palos) car ces deux vaisseaux apporteront la nouvelle de la Découverte. La date du 12 octobre est inexacte. La Vraie Hispanité commence à être réelle lorsqu’il est possible de revenir et que Christophe Colomb lui-même déclare ouvertement qu’il a mis « son Royal Señorio ». (C’est-à-dire qu’il nomme ces terres, terres des Rois) Immédiatement, et avec les célèbres bulles Alexandrine (bulle du pape qui donne le droit à la couronne de Castille de conquérir les Amériques et de les évangéliser) comme garantie, la deuxième expédition du déjà amiral Don Christophe Colomb valorisera cette île d’Hispaniola, les premières personnes au nombre de 1500 ont été transportées su 17 navires pour peupler cette île(1493). Ce sera le début d’une histoire qui durera des siècles avec ses lumières et ses ombres. Peu importe que vous l’aimiez ou non. Ce sont des faits historiques.
Une fois le portique franchi, nous pouvons observer une représentation du Christ intronisé et des quatre évangélistes su l’autre façade du portique. Christophe Colomb s’est toujours senti choisi par le Très-Haut. Tous les documents qui subsistent de lui nous rappellent quel était son objectif avec « l’Entreprise des Indes ». Il signait parfois comme « XpoFerens » (celui qui porte le Christ) (Christophe signifie Porte-Christ) et son idée de départ, lorsqu’il est venu proposer son projet aux rois, était la récupération de La Sainte Maison (Jérusalem) qui était entre les mains des infidèles depuis déjà plusieurs dizaines d’années ; en réalité son but était de former une grande armée pour le Rédempteur avec les vassaux du Grand Khan D’Asie. Il réunissait ainsi suffisamment de forces pour la dernière et définitive Croisade, tout en remplissant son obligation d’amener toutes les âmes qu’il trouvait vers le Christ (il y a cru jusqu’à sa mort même si il a pu en plus thésauriser des richesses). Curieusement, le roi Ferdinand, déjà veuf d’Isabelle et bien que Christophe Colomb fut déjà mort, voulait lui aussi extraire des ressources des Indes pour faire exactement la même chose : récupérer Jérusalem.
La réalité était très différente de celle vécue par l’amiral. Cet « autre monde », qu’il a su reconnaître avec tant de précision lors de son troisième voyage, n’a jamais été compatible avec son idée de départ. Il ne voulait pas de terres (ses héritiers n’en recevront pas) et il finira par être de plus en plus malade à chaque voyage qu’il entreprendra (il en fit quatre). La pire des choses qui soit arrivée au vieil amiral était de ne pas pouvoir mourir en paix. Il n’est pas mort seul ni abandonné, mais indigné d’avoir été dépouillé de ce qui lui appartenait et son fils Diego a souffert de cette malédiction. (Toute sa vie il bataillera pour récupérer les privilèges que son père a perdu à la fin de sa vie.)
La Poupe. Partie de la tour du château.
Vous vous êtes promené sur le pont d’un bateau jusqu’à sa poupe. Cette tour imite également les formes d’une tour de château, fermant l’espace comme une loge d’honneur.
Voici la fin de l’itinéraire que Don Esteban a réalisé grâce à son travail. De nombreux détails n’ont pas été expliqués en raison de la profusion de données. Ce sont ses gravures, ses pierres et ses briques qui immortalisent La Prouesse de la Découverte de l’Amérique, l’élevant, en raison de son importance, à la catégorie de l’Histoire Universelle.
Un lieu où un jour, un homme a voulu en faire un souvenir pour un autre homme.
Et voilà, c'est tout pour ce lieu particulier... prochaine ballade encore inconnue... suspensssss
En attendant la suite, n'hésitez pas à laisser un commentaire et pensez à le signer. Merci 😀
Voici comment Sandrine a visité le château 😉






































































































































































































... j'en apprends des choses et ça donne envie d'y aller ...
Merci 🥰
Merci pour cette passionnante visite richement illustrée, les photos sont magnifiques, le texte super intéressant 🤗 ça me donne envie de revoir "1492" pour la ... 6e fois en tout cas😉
Anouk
J’ai tout lu 🤓j’ai appris beaucoup de chose très intéressantes. Bon je sais pas si je vais tout retenir 🤔 mais super je ne connaissais pas toute l’histoire. Merci bisous
Papouillek
Whaou !!
Laeti