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Nürenberg, décembre 2024

  • Photo du rédacteur: Inès
    Inès
  • 14 déc. 2024
  • 5 min de lecture

Salut tout le monde,


Nous voici à Nürenberg, deuxième ville de Bavière, juste après Münich (545’000 habitants). La rivière Pegnitz sépare la vieille ville en deux quartiers, celui de Sébald et celui de Lorenz, nommés d'après les deux principales églises de Nuremberg.


Le nom de la cité est aujourd'hui associé au procès du nazisme, du reste, tout près du camping dans lequel nous logions, on a pu voir le bâtiment du "centre de documentation du site des congrès du parti nazi" ainsi que la place Zeppelinfeld, grand lieu de rassemblement du parti, construit à la demande de Hitler.


On ne saurait oublier que Nuremberg fut aussi au Moyen Âge l'une des capitales du Sanit-Empire et le cœur vivant de l'Allemagne des marchands et des artistes. D'ailleurs, on peut encore se recueillir sur la tombe - toujours très fleurie - du plus célèbre de ses enfants, le peintre Albrecht Dürer.


La ville s'est développée autour d'une forteresse royale mentionnée pour la première fois en 1050. Par sa situation privilégiée au cœur de l'Allemagne et des grandes routes européennes, la ville connaît dès le XIIIe siècle un essor rapide. Elle devient une place financière et un centre métallurgique important qui attire les armuriers et les orfèvres de toute l'Allemagne.


La bourgeoisie de la ville obtient en 1212 de l'empereur Frédéric II une charte municipale qui fait de Nuremberg une ville impériale, quasiment indépendante. La ville se trouve un puissant bienfaiteur en la personne de l'empereur Charles IV de Luxembourg, un seigneur de culture française par ailleurs roi de Bohème. Le 10 janvier 1356, il promulgue devant les représentants de l'Empire réunis en Diète à Nuremberg la « Bulle d’Or ». C'est le premier texte constitutionnel du Saint Empire et c’est justement là qu’il est décidé que l’Empereur serait élu (plus d’hérédité) par les sept Princes Électeurs, comme expliqué dans l’histoire de Dresden (tant pis pour ceux qui n’ont pas tout lu).


Cette étape-ci, nous la partageons avec nos voisins et amis de Cullera, Tamara et Alvaro. Ils on décidé de nous rejoindre et nous avons partagé des moments magiques avec eux.


Nous avons commencé par la visite du château Impérial et de sa tour. C’est une des plus importantes forteresse d’Allemagne, elle a été construite au XIe siècle. Le vaste château se dresse sur un rocher escarpé de grès au-dessus de la vieille-ville au nord de la rivière Pegnitz. Les plus sportifs d’entre nous, c’est à dire tous sauf Sanji et moi, sont montés au sommet de la tour.


Plus tard, juste après la dégustation de saucisses typiques d'ici, nous avons visité l'église de St-Sébald. Église du Moyen Age tardif, nommée ainsi d'après un ermite du nom de Sébald qui vivait dans la région de Nuremberg vers le VIIIe siècle. On peut y voir son tombeau à l'intérieur.


Toujours en se dirigeant vers les vins chauds et suivant les odeurs de saucisses, c'est le fil conducteur de la visite, nous sommes entrés dans l'église de St-Lorenz, il s'agit de l'église principale de l' Église protestante luthérienne de Bavière. Une fouille archéologique effectuée en 1929 a révélé les restes d’une basilique romane antérieure, dont les matériaux ont été réutilisés pour la construction de la chapelle. La construction d’une nouvelle église, l’actuelle, a été entreprise vers 1280 et s’est poursuivie jusqu’en 1390.


Tamara et Alvaro on fait un tour de ville avec un guide touristique et nous ont rapporté certaines anecdotes intéressantes, une traite de l’hôpital du Saint-Esprit. C’est une magnifique bâtisse construite sur la rivière qui a été offerte par Konrad Gross, le citoyen le plus riche à l’époque.

On raconte qu’un jour, un soit-disant médecin s’est présenté pour venir guérir tout les malades de l’hôpital. Après avoir fait le tour de tous les malades, il a annoncé qu’il lui manquait un seul ingrédient pour son médicament miracle qui guérirait tout le monde. Ce qu’il lui fallait c’était les cendres de l’un des malades! Évidemment, les soignants lui ont dit que c’était impossible et décidèrent de le chasser.

Mais les malades en ont décidé autrement. Il ont rappelé le soit-disant médecin et on proposé que le plus malade d’entre eux serait sacrifié et qu’ainsi tous seraient guéris. Qu’il en soit ainsi, le dernier à sortir de l’hôpital serait celui qu’on brûlerait. Résultat des courses, au sens propre comme au figuré, tous sortirent et personne ne fût sacrifié. Comme l’hôpital était vide, on célébra le miracle de toutes ces guérisons par une grande fête.


Évidemment, quelques jours plus tard quand tous les vrais malades revinrent à l’hôpital, Konrad Gross comprit la supercherie et fit graver une plaque en mémoire de l'évènement.


Une autre histoire dont on parle dans la région est celle de la maison du bourreau, placée sur une île au milieu de la rivière. Ça à l’air d’un superbe endroit pour y vivre, mais quand on sait qu’à quelques mètres en amont il y avait les abattoirs et que les abats étaient déversés dans l’eau, on peut imaginer les odeurs nauséabondes qu’il devait y avoir. C’est donc au bourreau que la ville offrit la maison. Comme personne ne voulait ni vivre là, ni vivre avec un bourreau, la ville offrit également une épouse à l’homme en question. La maison est relié à la rive par différents ponts que personne ne voulait emprunter par peur d’y croiser le bourreau.


Une fois arrivés sur la place du marché de noël, nous restons bouche bée devant la majestuosité de l'église Notre Dame de Nürenberg. Elle a été construite sur l'impulsion de l'Empereur Charles IV entre 1352 et 1362 et consacrée en 1358. C'est une église-hall  avec trois fois trois travées. De nombreuses sculptures de grande qualité, bien que fortement restaurées, datent de l'époque de l'édification autour de 1360.


Nous sommes passés devant la Belle Fontaine, considérée comme un joyau architectural de style gothique datant de 1396. Elle représente l’ordre du monde au XIVème siècle qui est clairement représenté par les 4 étages sur lesquels les effigies sont ordonnées. Étage 1, en bas, assis, sont représentés la philosophie et les 7 arts libéraux : la grammaire, la dialectique, la rhétorique, l’arithmétique, la géométrie, la musique et l’astronomie. Étage 2, assis : les 4 évangélistes Mathieu, Marc, Luc et Jean, ainsi que les 4 pères de l’église : Saint Ambroise, Saint Augustin, Saint Grégoire et Saint Jérôme (Hieronimus). Étage 3, debout : Les Neuf Preux, c’est-à-dire les 9 héros guerriers, païens, juifs et chrétiens qui incarnent l'idéal de la chevalerie dans l'Europe du XIVème siècle. Étage 4, formé par la flèche de la pyramide sur laquelle se trouvent Moïse avec les 10 commandements et les 7 prophètes. Le fleuron de la pointe représente le Christ.


Grâce à nos guides privés, on a appris que sur la Belle fontaine, après une épidémie de peste fatale, un artiste malicieux place une cigogne messagère de bon augure, pour souhaiter aux Nurembergeois amour, bonheur et prospérité. Pour amplifier le message, un apprenti zélé arrive à forger un bel anneau de cuivre exécuté sans soudures pour l’introduire dans les entrelacs de la grille. Son patron épaté lui permet alors, d'épouser sa fille. Aujourd’hui, on dit qu’en faisant faire 3 tours à l’anneau, on favorise nos chances de tomber enceinte.


On va peut-être être bientôt marraines, qui sait !! En attendant, on a quand même pris quelques Glühwein et un fameux sandwich de bradwurst dont nous sommes devenus fans absolus!


Encore un tout grand merci à nos amis d'avoir émerveillé notre séjour. On espère avoir l'occasion de partager encore plein d'aventures avec eux.



Et voilà, c'est tout pour Nürenberg... prochaine étape, Ingolstadt.


En attendant la suite, n'hésitez pas à laisser un commentaire et pensez à SIGNER, ON ARRIVE PAS TOUJOURS à RECONNAÎTRE L’AUTEUR PAR LE STYLE. Merci 😀


Le château


Église St-Sébald


Église St-Lorenz


Église Notre Dame


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1 commentaire


Tamara
19 déc. 2024

Me encantaaaaaaa!!! J'adore! ❤️

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